Daniel Arasse 
Gérard Wajcman 
Pourquoi cela serait-il intéressant d’écouter un psychanalyste nous parlant d’un historien de l’art, lequel se nomme Daniel Arasse?
Outre que Wacjman respecte les règles de l’interprétation de l’art de Freud et de Lacan, quand il analyse l’oeuvre d’un essayiste historien de l’art (ce qui n’est pas sans originalité), il montre comment un homme non-concerné par la psychanalyse défend son mode d’interprétation. En plus, il la défend sur un point où elle fut la plus critiquée: l’erreur de traduction concernant l’étude de Freud sur Léonard de Vinci. Rappelez-vous cette histoire de milan ou de vautour!!
Enfin, un intellectuel désintéressé , nous rappelle que c’est un des plus beaux textes de Freud: les Synoptiques s’y engagent à ses côtés. Et, il est vrai, quand vous lirez ce texte de Freud, que vous ne serez pas sans être génés par l’erreur de Freud. En effet, l’analyse de ce fameux oiseau, souvenir-écran, qui hanta Vinci tient pour une bonne part l’ensemble de l’article.
Cependant, on pourra entendre qu’il se passe bien quelque chose dans l’interprétation en psychanalyse: fausse mais vraie à la fois. Ce qui ne nous réconciliera pas avec les épistémologues, que je comprends bien!!!
Wajcman Gérard(univ. Paris VIII)
Gérard Wajcman, écrivain, psychanalyste, maître de conférences au département de psychanalyse de l’Université Paris 8, dirige le Centre d’Étude d’Histoire et de Théorie du Regard. Il est l’auteur notamment de : Le Maître et l’Hystérique, Navarin/Le Seuil, 1982 ; L’interdit, Denoël, 1986 ; Nous, 2002 ; L’objet du siècle, Verdier, 1998 ; Arrivée, départ, Nous, 2002 ; Collection, Nous, 1999, 2003 ; Fenêtre, chroniques du regard et de l’intime, Verdier, 2004
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