LES SYNOPTIQUES

ON A BEAU DONNER A MANGER AU LOUP, TOUJOURS IL REGARDE DU CÔTE DE LA FORÊT (Tourgueniev)

Archive pour août, 2010

Pré-rentrée. La psychanalyse à la radio en 2010: « Contre la psychanalyse ? » avec Agnès Aflalo et François Ansermet

Posté : 31 août, 2010 @ 9:37 dans Actualités, politique, Psychanalyse, Psychanalyse et politique, Psychiatrie | 1 commentaire »

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Voici une émission du 2 mars 2010 diffusée sur la Radio Suisse Romande avant, promis, de rentrer de vacances:

Voila, voila, l’argument:

« Contre la psychanalyse ?Qui a peur de la psychanalyse ? Pourquoi est-elle constamment mise en doute ?
Retour sur un combat salutaire en vue de défendre la psychanalyse et plaidoyer contre les discours de l’évaluation.
Dans l’Assassinat manqué de la psychanalyse (édition Cécile Défaut), Agnès Aflalo dénonce après la vague de mécontentement et d’indignation soulevée par le vote de l’amendement Accoyer en 2003,   »la tentative d’imposer un « nouveau moralisme qui entend faire main basse sur les libertés des citoyens par la psychiatrisation de notre société ». 
Qui est le coupable de cette tentative de meurtre? Le discours d’une bureaucratie qui désire avec le système de l’évaluation à tout crin, maîtriser les rouages de la société, jusqu’au psychisme de ses concitoyens, en refusant le symptôme et donc la singularité absolue de chacun. Un polar en forme d’essai, ou l’inverse, une enquête pour défendre la psychanalyse (et la démocratie) et rendre plus vigilants ceux qui devraient la défendre, les freudiens d’abord mais plus largement tous les citoyens dont la liberté de penser et de guérir est ainsi menacée.
Avec Agnès Aflalo et François Ansermet, psychanalystes.

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Psychanalyse et cinéma: un effet de mise en abyme de L’interprétation. « Garde-fou » de Slimane-Baptiste Berhoung

Posté : 29 août, 2010 @ 3:03 dans Entextes, Psychanalyse | 1 commentaire »

Quelle maîtrise de la réalisation et du cadrage, du mouvement et de la trame. Un court-métrage très drôle et excellent; où l’on voit que l’inconscient c’est le problème du  »hors-champ » et/ou de «  l’ ellipse ».
« On ne peut pas fausser compagnie au texte » !! Cependant, cet échange en dit bien et encore plus.

http://www.dailymotion.com/videoxchpac

 

 

6/6: Série Audio. Les émissions sur Freud de France culture en 2010: « En qui peut-on avoir confiance? » avec Elisabeth Roudinesco

Posté : 23 août, 2010 @ 4:14 dans Actualités, Psychanalyse, Psychanalyse et politique | Pas de commentaires »

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!! Attention, les Synoptiques étant en vacances, nous ne pouvons couper l’émission afin de vous permettre d’écouter directement l’entretien.
Cela commence à partir de la 43 ème minute.

Et bien, cet entretien me réconcilie avec Roudinesco. Il est bien de son travail que de s’occuper à corriger les erreurs historiques d’Onfray. J’ai bien aimé cet échange. Je suis moins convaincu quand elle s’occupe de donner son opinion sur des évènements comme l’affaire Woerth. Mais enfin…

Cette série de 6 documents est précieuse à deux égards: d’abord, parce que la plupart d’entres eux ont pour origine l’évènement important de cette année, dans l’histoire de la psychanalyse: l’entrée de l’oeuvre de Freud dans le domaine public; ensuite, parce qu’ils ont été choisis, en guise d’exemples, en réponse à la fameuse pétition dont je vous parlais dans le post précèdent (une manière de montrer comment la psychanalyse est traitée par France culture, en règle générale).

Voici le sixième et dernier volume de ces émissions:

“En qui peut-on avoir confiance? » avec Roudinesco

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Exclusif!!! L’entretien inédit donné par Freud pour les Synoptiques.

Posté : 21 août, 2010 @ 6:32 dans Actualités, Entextes, Psychanalyse, Psychanalyse et politique | 2 commentaires »

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Les Synoptiques, depuis quelques semaines, ont la douleur de voir que la rupture sociale attendue a eu lieu. Nous pensons, pour preuves, aux deux discours de répression prononcés par le président de la république cet été. Le premier, à cause d’un fait-divers, en une analogie et par une généralisation douteuses, annonçait l’évacuation de tous les « gens du voyage ». Le second prévenait désormais que tous les « français d’origine étrangère » auraient à prendre garde de leur comportement: être français est révocable pour ces gens-là. L’expression était un coup de tonnerre tant son ambiguïté était révélatrice de la stratégie menée par cet homme.
Nous nous sommes donc rendus dans le cabinet de Freud, il y a deux jours, afin qu’il nous éclaira sur cette situation.
L’homme était assis sur son bureau, le cigare à la main et accepta de répondre volontiers à nos questions car cela faisait longtemps qu’on ne lui avait pas demandé son avis, a-t-il souligné.

Voici pour vous l’entretien inédit:

Les Synoptiques:

« Dites-nous monsieur Freud? Dites-nous pourquoi il semble que quelque chose s’emballe dans l’égarement de notre jouissance? Que ce n’est pas joyeux. En effet, ces derniers temps, en France, ça bascule dans le morbide. Et, on voudrait comprendre? On voudrait de vos lumières? Je m’explique: depuis peu, dans ce pays, nous avions certes pris l’habitude que n’importe quel fait-divers apportent son lot régulier d’indignations mielleuses et, leur corollaire direct, une réponse par la loi. Beaucoup en jouissaient mais nul n’ était dupe. Seulement, cela va loin, trop loin. En effet, après un fait divers qui s’est déroulé pas loin de Blois  et ne concernant que quelques personnes, il a été décrété, selon je ne sais quelle analogie, que tous les gens du voyage auraient à quitter le territoire. Depuis, nous observons d’autres analogies menaçantes à propos de gens stigmatisés  »d’origine étrangère ».
Donc, voila notre question, Monsieur Freud: par quel procédé psychologique passe-t-on? Comment, à partir d’un détail, que l’on considère appartenir, bizarrement, à un groupe spécifique en arrive-t-on à justifier du rejet du groupe en entier sans remord, sans que cela ne rappelle jamais les valeurs de notre tradition humaniste? Par quel oubli? Par quel refoulement tant de satisfaction est-elle possible?, Éclairez-nous. »

Freud:

« Vous savez, si l’on s’enfonce un peu, on apprend que cette satisfaction qui n’est pas soumise à la censure reçoit un supplément d’apport d’une source qui doit redouter la censure, et dont l’affect susciterait assurément la contradiction, s’il ne se trouvait une couverture dans l’affect de satisfaction de même nature et volontiers admis, tiré de la source autorisée, s’il ne se faufilait en quelque sorte derrière lui. »

Les Synoptiques:

« Cela semble un peu  obscure. Voulez-vous dire que l’on tire d’autant plus raison d’être haineux,  voire que la haine est redoublée, car ce seul détail du fait divers  donne enfin une occasion de la laisser s’exprimer. Que la haine se sent d’autant plus justifiée, qu’elle tire une force redoublée du fait même qu’elle s’était tenue tranquille et que nous la réprimions jusque-là? c’est paradoxal!Pourriez-vous être plus précis? »

Freud:

« Je prendrai un exemple dans une autre sphère qui fera comprendre ce que je veux dire.

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5/6: Série Audio. Les émissions sur Freud de France culture en 2010. Entretien avec Janine Altounian.

Posté : 19 août, 2010 @ 11:42 dans Actualités, Psychanalyse, Psychanalyse et politique | Pas de commentaires »

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Janine Altounian, essayiste et traductrice, un des membres fondateurs d’AIRCRIGE ( Association internationale de recherche sur les crimes contre l’humanité et les génocides ), est co-traductrice de Freud depuis 1970 et responsable de l’harmonisation dans l’équipe éditoriale des Oeuvres Complètes de Freud aux Presses Universitaires de France.

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4/6: Série Audio. Les émissions sur Freud de France culture en 2010: « Culture et civilisation chez Freud » avec Clotilde Leguil et Jean-Pierre Lefebvre

Posté : 17 août, 2010 @ 11:42 dans Actualités, Psychanalyse | Pas de commentaires »

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Voici le texte de  présentation du document qui est suffisamment éloquent et semble être une réponse à l’attitude ambiante anti-freudienne (Quant à la lecture de la traduction de Lefebvre, j’en ferai un compte-rendu prochainement puisque j’en arrive à la fin).

« Il est des mots qu’il est interdit de prononcer. Il est des actes qui n’auraient jamais dû se produire. Qu’un jeune nazi, emporté par sa fougue, ait pu dire un jour : « pour la noblesse de l’âme humaine, je jette au feu les écrits de Freud ». Et bien, une telle vocifération suivie d’un tel geste scandaleux devrait nous guérir à jamais de la tentation de l’anti-freudisme primaire. Car c’est bien la noblesse de l’âme humaine que ce jeune embrigadé jetait au feu dans la nuit du 11 au 12 mai 1933.
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